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Fortement engagés depuis plusieurs semaines dans de nombreuses actions à l’occasion des Comités
Technique Locaux sur l’emploi, les agents de la DGFiP se sont largement mobilisés lors de la journée
nationale de grève à la DGFiP, le 2 février, qui a réuni près d’un agent sur trois.
?? Bercy, comme dans l’ensemble des départements, des rassemblements locaux ont permis d’interpeller
des responsables de l’administration, et de combattre l’idée que la DGFIP constituerait un réservoir
d’emplois.
Réunies le 6 février, les organisations syndicales (Union SNUI-SUD Trésor Solidaires, CGT Finances
Publiques, FO DGFiP, CFTC Finances Publiques et UNSA DGFiP) ont analysé le succès de cette
mobilisation qui témoigne :
– de la volonté d’agir collectivement, dans l’unité, et dans la durée ;
– de la montée des revendications et de la mobilisation à la DGFiP, 4 ans après sa création ;
– de la nécessité d’une réaction forte des personnels face aux politiques gouvernementales qui ont
supprimé 25 000 emplois en 10 ans dans notre administration.
Les résultats locaux montrent une très forte mobilisation dans la plupart des départements, en particulier
chez les agents de catégories C et B. Cependant l’engagement de tous les grévistes a permis d’obtenir un
résultat aussi significatif pour une journée de grève propre à la DGFIP.
Les organisations syndicales (Union SNUI-SUD Trésor Solidaires, CGT Finances Publiques, FO DGFiP,
CFTC Finances Publiques et UNSA DGFiP) ont partagé une analyse commune face aux réponses du
Directeur Général et de la Ministre du Budget.
– Le Directeur Général se trompe et fait de la provocation lorsqu’il soutient que des gains de
productivité existeraient encore et que les suppressions d’emplois n’auraient pas d’incidence sur
l’exercice des missions et les conditions de travail ;
– La Ministre a pris une lourde responsabilité :
– en refusant d’ouvrir toute négociation ;
– en refusant d’arrêter les suppressions d’emplois ;
– en refusant de revaloriser les rémunérations.
Les syndicats constatent que, depuis la création de la DGFIP en avril 2008, l’administration et le
gouvernement n’ont jamais voulu tirer un véritable bilan de leur réforme. Pourtant, combattre la crise
implique de remettre en question les logiques politiques actuelles en matière d’emploi afin de renforcer
l’intégralité des missions de la DGFIP dont le rôle est primordial dans l’action publique.
Les agents de la DGFIP n’accepteront pas un nouveau plan d’affaiblissement, ni l’amputation des missions
pas plus que la poursuite des réductions d’emplois comme pourraient y amener les réflexions récentes du
Sénat et de la Cour des Comptes. Il faut mettre un terme à l’hémorragie d’emplois qui affaiblit toujours plus
le service public.
En conséquence, les organisations syndicales (Union SNUI-SUD Trésor Solidaires, CGT Finances
Publiques, FO DGFiP, CFTC Finances Publiques et UNSA DGFiP) ont décidé d’organiser une nouvelle
action le 27 mars prochain.
Dans l’immédiat elles appellent les agents de la DGFIP :
– à continuer de porter la plateforme revendicative face aux bilans tronqués de la fusion DGI/DGCP
– à poursuivre partout la mobilisation sous toutes les formes.
Les organisations syndicales (Union SNUI-SUD Trésor Solidaires, CGT Finances Publiques, FO DGFiP,
CFTC Finances Publiques et UNSA DGFiP) se réuniront à nouveau le 6 mars pour préciser, ensemble, les
modalités d’actions pour la journée du mardi 27 mars.
Paris, le 7 février 2012
Article publié le 9 février 2012.